Sarkozy: Le "presque" grand retour d'un mafieux

Pour la première fois depuis 2007, Nicolas Sarkozy s'est rendu au siège de l'UMP, lundi 8 juillet, afin d'apporter son "soutien" au parti après l'invalidation de ses comptes de campagne. L'ancien chef de l'Etat est arrivé peu après 17 heures pour assister à la réunion extraordinaire du bureau politique (BP), convoquée par le président de l'UMP, Jean-François Copé.
"Ceci n'est pas ma rentrée politique, a-t-il assuré en préambule devant ses troupes. Le jour où je reprendrai la parole, ce sera pour parler aux Français de la France."
Il a très vite fustigé la décision du Conseil constitutionnel de rejeter ses comptes de campagne.
"Respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions. La décision prise par le Conseil crée une situation grave et inédite. La question n'est pas celle de l'UMP mais celle du pluralisme."
Il a toutefois accepté la "responsabilité pleine et entière" du rejet de ses comptes. "Quelqu'un qui a eu l'honneur de représenter la France pendant cinq ans a le devoir de prendre ses responsabilités", a-t-il assuré.
"NOUS SOMMES LE SEUL PAYS QUI A PEUR DU PROGRÈS"
Mais sa prise de parole a rapidement viré au discours de politique générale."On parle de crise économique, financière, politique...Il y a une crise qui me préoccupe beaucoup plus, c'est la crise des idées politiques, a-t-il affirmé.Nous avons changé de siècle, nous ne pouvons pas porter une grille de lecture du XXIe siècle avec les idéologies du XXe siècle. (...) Nous sommes le seul pays qui a peur du progrès." M. Sarkozy a ensuite affirmé que "la solution, c'est l'Europe. Si l'euro explose, c'est l'Europe qui explose et la paix qui explose".
Nicolas Sarkozy a conclu son discours en affirmant : "Vous pourrez comptersur moi à chaque fois qu'il y en aura besoin. Mais il y a quelque chose d'indécent à parler du rendez-vous de la présidentielle alors que les Français souffrent." " J'avais dit le 6 mai que je resterai parmi vous, a-t-il ajouté. Soyez fiers de ce que vous faites. Soyez fiers de ce que nous sommes. Et si je devais revenir... Je vous préviendrai !"
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