NSA : la police britannique s’en prend à la famille du journaliste du Guardian
Philippe Vion-Dury | Journaliste 



Glenn Greenwald à Hong Kong, le 11 juin 2013 (Vincent Yu/AP/SIPA)
La liberté de la presse a pris un sérieux coup dimanche lorsque le partenaire du journaliste britannique Glenn Greenwald, le Brésilien David Miranda, a été arrêtéet détenu neuf heures à l’aéroport londonien de Heathrow sans pouvoir consulter un avocat.Greenwald est le journaliste du Guardian qui a révélé l’affaire Prism au public en juin dernier. Son compagnon revenait d’un voyage à Berlin où il avait rencontré la documentariste Laura Poitras, autre journaliste-clé dans les révélations liées à la surveillance massive de l’administration américaine.
En transit à Londres, il s’apprêtait à rentrer à Rio de Janeiro lorsque les autorités britanniques ont procédé à son arrestation sur la base de la loi antiterroriste de 2000. Ses affaires personnelles – ordinateur portable, téléphone et clé USB où étaient stockées des données cryptées qu’il était chargé de transmettre à son compagnon – ont toutes été confisquées.
Une tentative d’intimidationGlenn Greenwald n’a pas tardé à répondre sur le Guardian, dénonçant sans ambages ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation :
« Si les gouvernements du Royaume-Uni et des Etats-Unis croient que des tactiques comme celles-ci vont nous intimider ou nous dissuader d’une quelconque manière d’exposer ce que ces documents révèlent, ils se bercent d’illusions. A défaut, cela aura seulement l’effet contraire : nous enhardir encore davantage. »
TOUT A FAIT D'ACCORD AVEC GLENN, RIEN NE PEUX ARRÊTER L'EXPRESSION DE LA LIBERTÉ !....
Une indignation rapidement relayée sur les réseaux sociaux par des journalistes et figures de toutes nationalités :
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